Message du 25 avril 2013
" Chers enfants, priez, priez, continuez à prier, jusqu'à ce que votre cœur s‘ouvre à la foi comme une fleur qui s’ouvre aux rayons chauds du soleil. Ce temps est un temps de grâce que Dieu vous donne par ma présence, mais vous êtes loin de mon cœur. C’est pourquoi je vous appelle à la conversion personnelle et à la prière familial...
Je ne vais pas souvent chez le coiffeur, mais mon amie Anne-Laure se marie demain, alors je ne pouvais pas y échapper. Attendant mon tour, alors que je subissais avec plus ou moins de patience une affreuse musique de rap, j’ai eu la gorge serrée quand le chanteur a scandé la dernière phrase de sa chanson: «Même si la mort n’arrête pas l’amour.»…
Il est des phrases qui vous mettent par terre! Et à cet instant là, une foule de souvenirs sont montés en moi, un volcan d’émotions et de sentiments intenses de reconnaissance. De ces sentiments d’amour qui restent alors que les gens aimés sont désormais «arrivés». J’ai regretté un instant de ne pas avoir écouté cette chanson, mais finalement ce n’était pas grave: cette dernière phrase s’est inscrite en moi et m’a fait m’envoler retrouver des êtres partis récemment: je pense à mon amie Jacqueline, je pense à Régnier, je pense à Bosiljka ma douce grand-mère, et puis aussi à toutes ces personnes dont me parlent les merveilleux pèlerins que je rencontre à Medjugorje, tous ces êtres qui ont vécu sur terre, que je n’ai pas rencontrés, mais qui comptaient tant pour ces gens qui me parlent d’eux… et je suis là à pleurer leur départ, je suis là à regretter de ne pas les avoir connus, embrassés, je suis là à désirer les rencontrer un jour quand mon tour sera arrivé … et s’il est une chose dont on peut être sûr, c’est que ce jour arrivera pour chacun d’entre nous.
La semaine dernière, mon amie Michèle m’a envoyé la photo du fils d’une amie, un merveilleux jeune homme mort il y a quelques jours. Il avait à peine 30 ans, il était beau comme un ange, avec une telle douceur dans le regard… J’ai montré la photo aux amis qui étaient là et tout le monde trouvait ce portrait étonnant. Ils m’ont demandé qui c’était et pourquoi j’avais sa photo et je n’ai pu que répondre: «Il s’appelle Raphaël et il sera enterré dans deux jours»… C’était incroyable de dire ça, il ne pouvait pas être mort! Il était trop jeune, trop beau, trop doux, il avait toute la vie était devant lui… et j’en avais le cœur serré.
Je n’ai jamais rencontré Raphaël de son vivant, mais la douceur de son sourire est gravée dans mon cœur à jamais et, bizarrement, le manque de lui est là, si présent. Je le reconnaîtrai tout de suite, quand je le rencontrerai un jour.
La voyante Ivanka de Medjugorje a perdu sa maman Jagoda deux mois avant le début des apparitions. Ivanka était fusionnelle avec sa maman et son départ a été pour elle un drame épouvantable. Aussi, la première chose qu’Ivanka a demandée à la Vierge Marie a été: «Où se trouve ma maman?» La Vierge a souri et lui a dit qu’elle était avec elle. Ivanka a eu l’occasion de revoir sa mère a plusieurs reprises au cours de ces années d’apparitions et elle ne cesse d’en témoigner par ces mots: «Je pense que le message le plus important que la Vierge Marie nous transmet par ses apparitions est que cette vie-ci est passagère, que la vraie vie ne viendra qu’après la mort. J’en suis le témoin vivant. J’ai pu voir maman, lui parler, l’embrasser.
Quand j’entends Ivanka témoigner, je ne peux m’empêcher d’être émue à un point indescriptible. La vie ici n’est rien, la seule Vie qui compte, c’est celle qui vient après. Toute ma vie d’ici, je l’ai donnée afin de tout faire pour que les gens entendent parler de Medjugorje, des messages de Medjugorje, de ce que le Ciel désire nous dire et nous apprendre en nous invitant à nous mettre en route pour arriver à cette Vie Eternelle, belle au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. J’en suis devenue consciente à un point tel que chaque rencontre devient un moment unique, précieux. Je suis consciente que chaque instant peut être le dernier et j’essaie de vivre en sorte d’être prête.
Les gens que vous appréciez, que vous aimez, qui comptent pour vous, dites-leur que vous les aimez, dites-leur que vous avez besoin d’eux, dites-leur ce que vous aimez chez eux, pourquoi ils sont précieux pour vous. Dites-leur, répétez-vous, ne ratez aucune occasion de dire aux gens que vous les aimez, car vous ne savez pas combien de temps il vous reste, vous ne savez pas s’il y aura «une autre fois».
C’est vrai: la mort n’arrête pas l’amour! Il a raison ce chanteur de rap. J’ai dit à Jacqueline que je l’aimais, j’ai dit à ma grand-mère que je l’aimais, je l’ai aussi dit à Régnier… J’ai de la chance d’avoir pu le leur dire, je n’ai pas de regret.
La mort n’arrête pas l’amour… Et, de fil en aiguille, je me suis mise à réfléchir à la chance que j’ai de rencontrer toutes ces personnes que le Seigneur met sur mon chemin. Je rends grâce pour chaque regard, chaque échange, chaque geste d’affection… C’est du pur bonheur, une accumulation d’amour à en avoir les larmes aux yeux rien que d’y penser. Je n’aime rien autant que les échanges vécus dans notre Centre de Paix, à Medjugorje. Et je me sens bienheureuse de pouvoir vivre ces rencontres, ces larmes échangés, ces fous rire… Ces moments où, ni les pèlerins ni moi n’avons envie que la rencontre s’achève ; ces moments où l’envie nous prend de commander des pizzas et rester là, jusqu’au bout de la nuit, à parler, rire, espérer, prier, chanter, apprendre les uns des autres… échanger sur les thèmes qui donnent la vie, qui donnent la joie, qui donnent l’espérance… des thèmes qui sont tous liés à l’amour.
Je viens de passer plusieurs semaines à Medjugorje et, comme toujours, toutes les rencontres que le Ciel a permises étaient d’une beauté extraordinaire, une beauté à en avoir le cœur bouleversé. Je voudrais pouvoir vous parler de chaque pèlerin, ils sont tous tellement émouvants dans leur expérience de la vie, beaux dans leur cœur, touchants dans leur désir de rencontrer l’Amour de Dieu. Medjugorje permet ces rencontres intenses, ces instants uniques qui changent votre vie, pour autant que vous soyez attentifs et que vous cessiez d’être intéressés par vous-même pour regarder les autres et écouter ce qu’ils ont à vous dire, que vous vous offriez totalement dans cette rencontre. Les gens sont souvent pudiques et ont du mal à s’exprimer dans la vie normale. Les lieux tels Medjugorje permettent ces cœurs à cœurs. Combien me disent qu’à Medjugorje «tout est tellement plus facile, quand il s’agit de communiquer vraiment». C’est vrai, oh oui, c’est tellement vrai!
Une amie me disait récemment qu’elle trouvait que j’avais de la chance car je ne cessais de rencontrer des gens formidables et de vivre des moments étonnants. J’ai réfléchi à cette remarque – mine de rien on réfléchit beaucoup chez le coiffeur – et j’ai réalisé que ma chance était d’avoir rencontré le père Slavko Barbaric qui m’a appris l’importance de vivre le moment présent, de vivre intensément l’instant d’une rencontre, d’être présent, totalement présent, à la personne que l’on rencontre. Cette présence, ce «tout à l’autre» offert, on l’oublie trop souvent. C’est en étant ainsi présent à l’autre que l’on découvre que chaque personne est passionnante, que chaque personne a une histoire qui mériterait un livre.
La mort n’arrête pas l’amour, la mort nous sépare pour un temps des personnes aimées, mais à aucun moment la mort ne peut nous en séparer. Cela me fait penser à deux pèlerines, si belles, venues avec un groupe de Normandie fin avril. La première me disait qu’elle était reconnaissante au Seigneur d’avoir pu se réconcilier avec son fils et me raconte l’histoire suivante: «Je suis agricultrice et mon fils aussi. Un jour que j’étais fatiguée et énervée – je ne sais plus pourquoi –, j’ai été très injuste avec mon garçon. Je me suis fâchée, j’ai prononcé des paroles injustes. Il est parti, blessé et étonné de mon agressivité. J’en suis restée là. Quelques jours plus tard, il est venu à la maison, mais nous étions distants. Il est monté dans sa voiture et alors qu’il était en train de partir, j’ai ressenti quelque chose de très fort et je lui ai fait de grands signes pour qu’il s’arrête. Il a baissé la vitre et je me suis entendue lui demander pardon, lui dire que j’étais désolée de mes paroles, que je l’aimais, qu’il était mon garçon… On s’est embrassé, on s’est fait des signes de la main et il est parti. Trois-quatre jours après, il est mort électrocuté! J’ai cru que j’allais mourir avec lui… mais imaginez ce qu’aurait été ma vie si, jusqu’à la fin de mes jours, j’avais dû vivre avec le souvenir de notre dispute? Je suis tellement reconnaissante aux anges qui m’ont donné la force de cette démarche de réconciliation. Désormais, je me sens différente, je me sens proche des autres, je me sens proche de leurs peines, je voudrais les aider, les soulager…»
Et tandis que la première dame parlait, la seconde regardait et écoutait très attentivement. Elle a pris la parole: «Je comprends. Je sais ce que c’est que de perdre un enfant. Vous savez, j’ai eu six enfants et le dernier était trisomique. Si vous saviez le bonheur que cet enfant nous a donné, tout l’amour qu’il nous a donné! Je n’ai pas de mots pour vous l’exprimer. Il a été un tel bonheur pour notre famille… et puis il est tombé malade… j’étais près de lui, je lui tenais la main. Il me regardait intensément et il me souriait. Il ne cessait de me sourire… d’ailleurs il est mort sans jamais cessé de me regarder ni de me sourire. Il est parti comme ça, dans un sourire, en me regardant…»
Et tandis que de sa toute petite voix douce elle nous racontait la mort de son fils, je luttais pour refouler mes larmes. Je les regardais, l’une et l’autre, et je me sentais la femme la plus riche de la terre, car j’étais en train de vivre un des plus intenses moments que l’on puisse vivre. Nous étions trois mamans et deux venaient de me parler de ce qui me semble inconcevable: survivre à son enfant! Nous étions comme enveloppées dans une sphère de lumière, une sphère d’amour pur. Et je savais que j’étais en train de vivre un instant d’éternité.
Vous savez quoi? Je vais vous le dire et vous le redire encore et encore: Medjugorje est un endroit unique au monde. Venez à Medjugorje. Revenez à Medjugorje. Encouragez vos proches et vos amis à s’y rendre. Medjugorje est un cadeau merveilleux que Dieu nous donne. Venez et goutez-le. Venez faire l’expérience de l’Amour de Dieu à Medjugorje.
________________________________________________________________________________
Séminaire de formation à l’hagiothérapie
Le professeur Tomislav Ivancic est un très grand théologien croate. Dans sa catégorie, il est une superstar. C’est un homme passionnant. C’est un homme extraordinaire dans tous les sens du mot. Dans les années ’70, en plein dans le régime communiste, il a osé «inventer» une méthode révolutionnaire pour aider les gens en souffrance intérieure. Il a élaboré une méthode d’aide, à laquelle il donnera plus tard le nom de Hagiothérapie – la thérapie par la sainteté. Rien que le nom est déjà tout un programme!
Le professeur Ivancic est membre du bureau de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il est connu dans les pays de langues allemandes, anglaises et italiennes, mais pas encore en France. J’ai la chance d’avoir lu de nombreux ouvrages qu’il a écrits et je suis persuadée que sa méthode devrait être connue dans le monde entier.
Du 2 au 7 juillet, aura lieu, à Zagreb, la 4e formation internationale à l’hagiothérapie qui concerne toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre, sont amenés à être dans «la relation d’aide». Je me suis inscrite et d’autres amis français se sont joints à moi. Je ferai la traduction française. Il reste des places et la date limite d’inscription est le 15 juin. Si cette information «résonne dans votre cœur, n’hésitez pas à consulter le site www.zmr.hr ou alors à nous contacter.
Sabrina Čović-Radojičić








